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Les trésor de la ville médiévale

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Chiesa dei Santi Faustino e Giovita

Piazza della Vittoria; corsetto Sant’Agata; piazza Rovetta; contrada Gasparo da Salò: église de San Giuseppe, Musée diocésain et du tissu liturgique; contrada Santa Chiara; via San Faustino; contrada del Carmine: église de Santa Maria del Carmine; via delle Grazie: église de Santa Maria delle Grazie; corso Garibaldi: la Pallata; via Mameli: église de San Giovanni Evangelista.

De la piazza della Vittoria (itinéraire 1), on prend corsetto Sant’Agata au début duquel se trouve la chiesa de Sant’Agata (tél. 030.37.50.535; visites du lundi au samedi de 7h30 à 11h00 et de 17h00 à 18h45, le dimanche de 9h00 à 11h30 et de 17h00 à 19h30), une construction du XVème siècle à laquelle on a apporté de nombreuses et heureuses modifications qui se caractérise aujourd’hui par ses vives décorations architecturales de style baroque. L’intérieur se compose d’une nef à trois travées avec une voûte bohémienne et de hauts pilastres en faisceau adossés aux murs. On remarquera la chapelle du Saint Sacrement (la seconde à droite). A noter également, dans le presbytère, la grande fresque qui couvre toute la paroi absidiale, un Christ Crucifié de la fin du XVème siècle.

Après avoir dépassé l’Eglise, on arrive au n°22 au Musée Ken Damy de photographie contemporaine, association culturelle où sont exposées les oeuvres de grands photographes contemporains (tél. 030.37.50.295; horaires d’ouverture: 15h30 -  19h30, fermé le lundi). Le musée se trouve à l’intérieur du palais Lechi, appelé aussi Loggia delle Mercanzie. C’est un ensemble formé de la superposition de structures médiévales, XVIème et baroques mises en évidence par de récents travaux de restauration; la petite loggia de la seconde cour et le portail Renaissance sont particulièrement précieux.

En tournant à droite, on arrive sur une placette que les habitants de Brescia appellent piazza Rovetta vers laquelle on se dirigera, en direction du nord vers la via Gasparo da Salò. Sur la gauche, peu après l’embouchure de la rue, un passage nous amène à l’ensemble XVIème de l’église et des cloîtres de San Giuseppe qui abrite le Musée diocésain d’art sacré, le Musée du tissu liturgique et la Fondation Civiltà Bresciana.
Dans la via Gasparo da Salò se trouvent: au n°40 la Casa Cavadini, avec sa façade néoclassique (on remarquera dans le petit portique l’ouverture qui permettait de voir une mosaïque bicolore vestige des thermes romaines qui se trouvaient à cet endroit) et l’église de San Giorgio une très vieille construction plusieurs fois remaniée et complètement reconstruite dans la première moitié du XVIIème siècle. Le chemin se poursuit contrada Santa Chiara où, au n°50, se trouve l’ex monastère de Santa Chiara, siège de la faculté d’Economie et Commerce, couvent féminin construit au XIIIème siècle sur le piémont occidental du mont Cidneo puis rebâti vers la moitié du XVème et successivement remanié. On signale l’escalier théâtral en marbre du XVIIIème, oeuvre baroque d’Ascanio Girelli.

Au n°43, le Théâtre S. Chiara: une église du XVIIème avec des fresques et des stucs transformée en salle de théâtre, siège permanent de la “Compagnie de la Loggetta”.

Après avoir tourné à l’angle dans la via della Rocca, on longe l’édifice qui ferme au nord le cloître de San Faustino, un ancien couvent bénédictin qui abrite les bâtiments d’administration et de réception de l’Université de Brescia. Les récents travaux de restauration ont permis de mettre à jour des fresques de Gian Domenico Tiepolo situés dans le cloître grandiose du XVIème siècle ainsi que dans quelques salles internes.

La rue se termine sur le piazzale Cesare Battisti où se trouvait la porte de la ville dite Porte Pile ; dans l’édifice néogothique à créneaux guelfes qui fut érigé après la démolition des murs de la ville à la fin du XIXème siècle se trouvait l’octroi. On s’engage ensuite dans la via San Faustino qui longe au nord le quartier populaire du Carmine et s’achève piazza della Loggia (itinéraire 1). Il s’agit d’une rue dont les dimensions, grandes et régulières, laissent deviner l’origine de son tracé : le premier cours du torrent Garza qui, avec le Bova et le Celato, entrait dans cette partie de la ville et servait à alimenter les moulins, les filatures mais surtout les tanneries, particulièrement nombreuses dans cette rue.

En descendant la rue, on notera sur la gauche, après l’entrée des cloîtres, la grande façade de l’église dei Santi Faustino e Giovita, saints patrons de la ville, que l’on fête le 15 février par des manifestations religieuses et une grande foire qui attire à Brescia, en provenance de toute l’Italie, des centaines de stands qui s’installent dans les rues principales et sur les grandes places du centre.

Parvenus à la moitié de la via San Faustino, on prend à droite la contrada del Carmine, longue artère partageant l’un des quartiers les plus peuplés de la ville, et qui fut à l’époque romaine et au Moyen-Âge le quartier des commerçants et des artisans. Il se caractérise par une architecture faite de hautes maisons alignées avec les magasins au rez-de-chaussée (ateliers) et les baldresche ou alzane (arcades rustiques) au dernier étage, couvertes par le toit, servant à étendre les peaux tannées ou à faire sécher les étoffes teintes. Un peu plus avant se trouve la grandiose façade de pierre et de terre cuite de l’église de Santa Maria del Carmine, haut exemple de l’architecture gothique à Brescia, construite dans les années 1429-1475 à côté du couvent des Carmélites  qui se trouvait à cet endroit au XIVème siècle. La structure lombardo-gothique de l’église a été en partie dénaturée au XVIème siècle à cause de remaniements au cours desquels on mura de belles fenêtres oblongues et les arcades originales en ogive furent transformées en arcs en plein cintre. Santa Maria del CarmineA l’intérieur sont conservées de nombreuses oeuvres d’art dont certaines particulièrement précieuses: dans la troisième chapelle à droite, la fresque Crucifix de Vincenzo Foppa, exécutée entre 1475 et 1477; le retable de l’autel principal, une Annonciation de Pietro de Witte, offerte en 1536 par le Duc René de Bavière, contenue dans une précieuse soasa de bois dorée et gravée qui encadre également la toile de Grazio Cossali (1563-1626) Vierge à l’Enfant distribuant les scapulaires; les soixante-quinze sièges en bois disposés le long du mur de l’abside (XVème-XVIème siècle); le Compianto sul Cristo morto, un groupe de dix statues grandeur nature faites de terre cuite polychrome extraordinaires par l’intensité dramatique de leurs traits, qui date de la seconde ou troisième décennie du XVIème siècle et qui se trouve dans la chapelle De Rosis, au fond de la travée de gauche. Dans la chapelle au bout de la nef de droite, affectée à la sacristie, on peut voir de nombreux restes de fresques de l’école lombarde de 1423-1450. En sortant par une porte au fond de la nef, on arrive dans une cour de laquelle il est possible d’apercevoir l’extérieur de l’abside polygonale de l’église (1471-1478); dans cette cour se trouve également l’accès à une chapelle décorées d’intéressantes fresques de 1510 environ, exécutées par Floriano Ferramola et Vincenzo Civerchio.

A côté de l’église se trouvent trois cloîtres qui appartenaient à l’ancien couvent des Carmélites et auxquels on accède en entrant n°8 vicolo dell’Anguilla. Deux sont situés le long du flanc oriental de l’église et le troisième, plus petit, à l’ouest.  Ce dernier, le chiostro piccolo, date du XVème siècle et se caractérise ses arcades en plein cintre sur les deux rangées. Vient ensuite le chiostro maggiore (1478) au centre duquel coule une fontaine du XVIème siècle, époque à laquelle remontent les transformations des côtés est et ouest; sur le flanc sud enfin s’ouvre le chiostro meridionale bâti en 1521 et restructuré au XVIIIème siècle.

Si l’on reprend de nouveau vers l’est la Contrada del Carmine, on arrive via delle Battaglie où l’on trouvera sur la droite, au n°32, l’ancienne maison Averoldi, une demeure du XVIème siècle dont le portail est tout à fait remarquable. On s’engage ensuite dans la via delle Grazie sur laquelle donnent plusieurs hôtels particuliers du XVIIIème siècle: au n°23 le palais Torriceni construit en 1780 sur un dessin de l’architecte Turbini et probablement retouché plusieurs fois par Rodolfo Vantini (1832); au n°19 le palais Fenaroli, une oeuvre de la seconde moitié du XVIIIème; le palais Caprioli et son portail d’entrée du XVIIème siècle au n° 48 de la via Capriolo qui présente encore sur la façade et les côtés qui se trouvent via delle Grazie, un certain nombre de fresques peintes par Pietro Marone en 1591 et d’autres plus anciennes. Après la Basilique de Santa Maria delle Grazie (visites du lundi au samedi, de 6h30 à 11h30 et de 15h00 à 18h45, le dimanche de 6h30 à 12h45 et de 15h00 à 19h00, tél. 030.37.55.075) qui se caractérise par le contraste entre la sobriété de sa façade Renaissance et le faste de l’intérieur baroque, nous rencontrons au n° 18, avant de déboucher Via Garibaldi, le palais Maffei qui remonte au XVIIème et fut agrandi au siècle suivant, décoré sur sa façade de têtes et de morceaux d’armures situés entre les bossages du portail. Tour de La Pallata

On parcourt le corso Giuseppe Garibaldi vers l’Ouest, une rue de passage animée où s’ouvrent de nombreux magasins. Elle va de la place du même nom, où se trouve le monument dédié à Giuseppe Garibaldi inauguré en 1889 (projeté par l’architecte Antonio Tagliaferri et réalisé par le sculpteur Eugenio Maccagnani), à la Tour della Pallata, un des emblèmes de la ville. Il s’agit d’une tour du XIIIème siècle qui constitue l’un des principaux monuments de la période médiévale. Erigée grâce à l’utilisation de nombreux vestiges romains, elle est haute de 31 mètres et repose sur une base carrée de 10,6 mètres. Encastrée à son pied, la fontaine de la via Pace, exécutée en 1596 par Antonio Carra sur un dessin de Pietro Maria Bagnadore. Les personnages représentent Brescia armée avec une corne d’abondance et les deux fleuves Garza et Mella.

Sur la gauche de la tour, on prend la via Mameli, une rue étroite et commerçante. Parvenus à la hauteur d’une fontaine néoclassique qui décore l’angle avec la contrada S. Giovanni, une brève déviation nous amène à l’église de San Giovanni Evangelista, que les décorations de la chapelle du Très Saint Sacrement, oeuvre de Moretto et de Romanino rendent particulièrement prcieuse.