Comune di Brescia tourism website: useful information about what to see and where to go.

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Points d'Intérêt

Théâtre social

lun, 29/09/2014 - 10:54 -- Laura
Brescia, Théâtre social

L’actuel théâtre social prend ses origines de l’histoire de la famille de Louis Guillaume, un noble français qui fuit Lyon avec sa femme Magdalena pendant la Révolution française.
Les Guillaume, qui se mêlèrent à un groupe de saltimbanques et d’acteurs ambulants, pour mieux tromper les poursuiveurs, arrivèrent en Italie d’une façon rocambolesque en trouvant, néanmoins, dans le monde du cirque, la façon de survivre à leur propre condition d’exilés expropriés.
Écuyers chevronnés, éduqués à cultiver leurs habiletés sportives, les Guillaumes formèrent leur propre compagnie avec laquelle ils commencèrent à faire le tour de l’Europe. Par hasard ou peut-être par choix, ils choisirent Brescia comme lieu de résidence. Ils achetèrent un palais dans le centre-ville et commencèrent à fréquenter la haute société de la ville, entre leurs voyages et leurs spectacles.
Vers la moitié du XIXe siècle, le descendant du père fondateur acheta une zone dans le centre-ville et y fit construire un théâtre en bois adapté aux spectacles équestres, aux pièces de théâtre et aux réunions politiques. Les autres frères formèrent à leur tour des compagnies avec lesquelles ils remportèrent des succès dans la plupart des places en Italie et à l’étranger. En 1873, le théâtre fut bâti dans une forme plus élégante et convenable et devint le temple de la bonne bourgeoisie de Brescia avide de divertissement. En 1903, la famille Guillaume céda le théâtre à un groupe de passionnés qui, après une restauration en parfait style Art nouveau (Liberty), selon la mode de l’époque, lui donnèrent le nom de « Teatro Sociale ».

Église de Saint Marc l’évangéliste

lun, 29/09/2014 - 10:22 -- Laura
Brescia, Église de Saint Marc l’évangéliste

Bâtie en style roman à la fin du XIIIe siècle, elle fut la propriété de la famille Avogadro, qui habitait dans le palais voisin et qui aujourd’hui est le siège de l’université Catholique. Elle a été endommagée par un bombardement lors de la Seconde Guerre mondiale. À l’extérieur de l’édifice, des petits arcs en terre cuite, situés en dessous de la corniche, décorent le pourtour du bâtiment, tandis que sur la façade (gâchée par la grande fenêtre rectangulaire) s’ouvre un portail en pierre surmonté d’un arc en plein cintre.

Théâtre de Sainte Claire

mar, 23/09/2014 - 12:10 -- Laura
Brescia, Théâtre de Sainte Claire

Sur les pentes du col Cidneo, est bâti l’ancien monastère de S. Chiara Vecchia, aujourd’hui siège de la faculté d’économie et de commerce de l’université des études de Brescia.
Les premières informations attestant de l’existence d’un monastère dans cette zone remontent à la première moitié du XIIIe siècle : c’est en effet daté du 1er août 1232 l’acte par lequel l’évêque de Brescia Cavalcano de Salis étendit aux religieuses de l’ordre de saint Damien, placées dans le couvent de S. Maria près de la porte de Petriolo, un privilège accordé par le pape Alexandre III à Agnola. Il consistait en l’exemption de la juridiction épiscopale de l’« ecclesiam et locum S. Mariae sitam in civitate Brixiae apud portam Pedrioli », sauf la consécration de l’église et des autels, la bénédiction de la prieure et des religieuses et l’utilisation des sacrements lorsque cela avait été demandé par les sœurs. Dans ses lignes essentielles ce privilège fut aussi confirmé par un document quelque peu postérieur daté du 29 novembre 1255 dans lequel le pontife Alexandre IV, en recevant sous sa protection la communauté de religieuses, décrétait qu’au sein de celle-ci était professé en perpétuité l’ordre monastique selon la règle de saint Benoît et selon les normes de saint Damien déjà prescrites à ces religieuses par le prédécesseur pape Grégoire. De ce document on déduit qu’il était concédé aux religieuses la pleine possession non seulement du site sur lequel se dressait le couvent mais aussi de toutes les propriétés acquises ou qui leurs parviendraient par des legs testamentaires de religieux ou de laïques dans le futur. On ne sait pas exactement à partir de quand la règle bénédictine fut abandonnée en faveur de celle franciscaine mais, par certains actes de vente, il est possible de fixer cet évènement au dernier quart du XIIIe siècle. Aucune trace n’est restée des édifices qui constituaient ce premier établissement, puisque dans le temps les transformations et les élargissements ont été nombreux. Parmi ceux-ci, le premier est lié à un fait tragique qui frappa la ville de Brescia en 1508, lorsque le donjon dit « Mirabella » du château, utilisé comme dépôt de poudre, éclata à cause d’une foudre, en provoquant de graves dommages à l’agglomération sous-jacente notamment au monastère de sainte Claire.

Le Teatro Romano (théâtre romain)

mar, 23/09/2014 - 10:50 -- Laura
Brescia Teatro Romano

Le théâtre, visible depuis le vicolo del Fontanone, est situé à l’est du Temple Capitolin et il est relié à ce dernier par la salle des petits piliers (« aula dei pilastrini »), un espace divisé en trois nefs par deux rangées de piliers hauts et étroits. Le théâtre fut bâti pendant l’époque flavienne (69-96 après J.-C.), sans doute sur des structures précédentes, et fut intégralement restauré à la fin du IIe siècle, à l’apogée de sa splendeur.

Église de San Faustino in Riposo (dite de Santa Rita)

lun, 22/09/2014 - 15:31 -- Laura
Brescia, San Faustino in riposo

La petite entrée se situe sous une voûte de la tour de la Porta Bruciata, dans la rue Musei.
Le nom dérive de l’étape faite ici lors de la procession qui, au début du IXe siècle, transportait les reliques de saint Faustino et de saint Giovita – saints patrons de Brescia – vers l’église de San Faustino Maggiore. Érigée à la fin du XIIe siècle sur les ruines d’une précédente chapelle, l’intérieur de l’église présente un plan circulaire, refait au XVIIIe et au XIXe siècles. Le retable, la Vergine con Bambino tra i Santi Faustino e Giovita (la Vierge avec l’Enfant et les saints Faustino et Giovita), est une œuvre de Domenico Romani (1743). L’église, riche en ex-voto, abrite dans la chapelle de gauche une image de la Vierge particulièrement chère à la dévotion populaire de la ville de Brescia.
L’originalité de l’architecture extérieure, visible depuis la petite place adjacente, présente un corps cylindrique en pierre couvert par un toit en tronc de cône recouvert d’écailles en terre cuite sur lequel se dresse un clocher cylindrique présentant quatre bifores, recouvert d’un pinacle couvert lui aussi d’écailles en terre cuite.

Place Arnaldo

jeu, 11/09/2014 - 15:48 -- Anonimo (non vérifié)
Brescia, place Arnaldo

La place du dix-neuvième dédiée à l’illustre moine de Brescia Arnaldo fut réalisée par une entremise urbanistique qui unit le caractère « d’utilité publique » à celui de la « magnificence ». La vaste esplanade et le long édifice à arcades tirent leur origine de la nécessité de transférer le marché des grains, auparavant situé place de la Loggia et ensuite rue San Faustino. L’entrepôt à grains fut inauguré en 1823 et comprenait douze magasins souterrains avec autant de locaux supérieurs pour une étendue de 111 mètres. Il est considéré comme l’ une des œuvres les plus significatives du néoclassicisme à Brescia avec sa solennelle façade à arcs à bossage comprenant deux fontaines à ses extrémités.

Bouclier de parade, Bartolomeo Piatti (?)

mar, 08/07/2014 - 12:19 -- Laura
Brescia, Bouclier de parade, Bartolomeo Piatti (?), Musée des Armes Luigi Marzoli, Château de Brescia

Le raffiné bouclier de parade, qui avait déjà fait partie de la prestigieuse collection Rotschild et passa par la suite à celle de l’industriel Luigi Marzoli, est inclus dans les différentes typologies de boucliers circulaires utilisés au XVIe siècle. La définition « de parade » vient de son utilisation ad pompam vel ostentationem, c’est-à-dire pour symboliser la richesse et la puissance de son futur possesseur ; il se présente en effet plus comme une œuvre d’art que comme un instrument de guerre. Assorti à des armures de grande valeur, ce bouclier luxueux était étalé uniquement dans de rarissimes occasions de cérémonie réservées à la restreinte classe aristocratique de l’époque.
Il s’agit d’un objet très coûteux pour ses riches travaux au repoussé, puis ciselés et encastrés de métaux, qui se range dans la production d’armes de luxe, diffusée à partir de la quatrième décennie du XVIe siècle. Dans cette période, les fabricants d’armes commencèrent à produire, outre les armures de guerre, celles de parade décorées « à l’ancienne », c’est-à-dire avec des scènes tirées de l’histoire et de la mythologie classique qui représentaient un rappel symbolique à la légitimité de la détention du pouvoir de la part de la classe aristocratique, exercé par la force des armes mais aussi par le droit dérivant de l’antiquité.
Les images et les riches décorations à la manière antique étaient puisées d’incisions, largement diffusées, d’artistes maniéristes disciples de Raphaël et Giulio Romano. Il s’agissait, dans la plupart des cas, de plusieurs sources iconographiques qui, unies avec maestria et goût, se fondaient dans un ensemble homogène.

Campement des Zouaves sur les gradins de Brescia en juin 1859, de Angelo Inganni

jeu, 19/06/2014 - 11:23 -- Laura
Campement des Zouaves sur les gradins de Brescia en juin 1859, de Angelo Inganni

La bataille de Solferino et de San Martino a eu lieu le 24 juin 1859 entre l’armée autrichienne et celle franco-sarde, et a mis fin à la seconde guerre d’indépendance italienne.
Il s’agit de la plus grande bataille après celle de Leipzig de 1813, étant donné que, dans l’ensemble, plus de 23 000 soldats y avaient participé. En Italie, cette bataille est rappelée car elle a représenté le premier pas en avant vers l’unité nationale italienne, et dans le monde entier pour avoir été à l’origine de la création de la Croix Rouge Internationale par Henry Dunant.
Dans l’armée franco-sarde, militait le corps des Zouaves, constitué en 1830 peu après la conquête d’Alger de la part de l’armée française ; à l’origine, ce corps était composé seulement d’un régiment de mercenaires provenant, pour la plupart, de la tribu berbère des zouaoua. Ensuite, les soldats d’origine française (en général des volontaires) commencèrent à s’imposer, tandis que les troupes indigènes furent intégrées (1841) dans les « tirailleurs algériens », appelés aussi « Turcos » ; les deux gardèrent pendant longtemps (jusqu’à 1962) l’uniforme aux formes élaborées arabes et algériennes. Encadrés dans l’infanterie de ligne coloniale, les Zouaves se montrèrent à même de faire face aux situations les plus difficiles et dangereuses, grâce aussi à leur remarquable « esprit de corps », accentué par la présence informelle, à l’intérieur de la compagnie, d’équipes (les tribus) guidées par un vétéran d’autorité reconnue (le débrouillard), qui repartait les tâches pendant les bivouacs ou les transferts.

"Sainte Julie crucifiée", Carlo et Giovanni (?) Carra

mer, 14/05/2014 - 10:36 -- Laura
Brescia, "Sainte Julie crucifiée", Carlo et Giovanni (?) Carra

Les sources du XVIIe siècle – les guides de Bernardino Faino (1630-1669) et de Francesco Paglia (1660-1701) -, rappellent avec grande admiration la Santa Giulia in croce (sainte Julie en croix) dans la nouvelle église des sœurs bénédictines ; ils évoquent aussi les auteurs, en les identifiant avec Giovanni et Carlo Carra, fils d’Antonio, titulaire de l’atelier le plus important du panorama de la sculpture du XVIIe siècle en ville et en province : c’est justement aux Carra de prendre en charge l’exécution de l’Arca dei santi Faustino e Giovita (l’arche des saints Faustin et Jovite) dans l’église homonyme de Brescia (1618-1626). À la mort du père Antonio (1632), Giovanni et Carlo – le troisième frère Stefano entreprendra une activité florissante d’architecte – perpétuent la tradition de l’atelier paternel et travaillent dans une sorte de symbiose. La seule exception importante est représentée par l’œuvre que Giovanni signe orgueilleusement : l’Altare di San Benedetto (l’autel de saint Benoît) auprès de l’église dédiée aux saints Faustin et Jovite (1645-1648).

Bien que Santa Giulia du musée de la ville sorte aussi de cet atelier – avant 1630, année dans laquelle est citée dans le texte de Faino – la souplesse du travail du marbre, la finesse de l’expression et la délicate modulation des plans lumineux trahissent une main tout à fait différente par rapport au San Benedetto signé par Giovanni : dans ce dernier, les traits et l’ébauchage sont bien plus marqués, le drapage apparaît très schématique, tout en restant fascinant. Il ne s’agit que d’une hypothèse, suivant laquelle une grande partie de son exécution revient à Carlo, qui joua de manière autonome un rôle extrêmement important en tant que « inzegnero soprastante alla fabrica » (ingénieur responsable de la construction) du Duomo Nuovo (la nouvelle cathédrale), entre 1621 et 1659 ; en plus, Carlo est le signataire de la plupart des contrats survécus, ce qui nous fait imaginer que c’était justement lui le coordonnateur des travaux au sein de l’atelier de famille.

"Buste d’ange", Raphaël Sanzio

mer, 30/04/2014 - 14:45 -- Laura
"Buste d’ange", Raphaël Sanzio

En 1821 le tableau se trouvait sur le marché antiquaire florentin décrit comme « Portrait de jeune homme » et il était déjà attribué à Raphaël. Paolo Tosio, grâce à l’intérêt manifesté par Teodoro Lechi, réussit à l’acheter avec le certificat d’authenticité de l’Accademia fiorentina. Avec le « Christ bénissant », l’autre œuvre de Raphaël qui fait déjà partie des collections du comte Tosio, le « Portrait de jeune homme » devint l’une des œuvres les plus célébrées parmi les connaisseurs de la ville de Brescia, et pas que parmi eux.
Mais pourquoi le petit tableau était-il décrit comme « Portrait de jeune homme » ? 

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