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Points d'Intérêt

La Croix de Didier

mer, 05/03/2014 - 11:34 -- Laura
Brescia, Croce di Desiderio

La croix de Didier de Lombardie est une croix de procession - une croix qui était hissée sur un manche et portée à la main ou sur des chars lors des processions - construite en bois pour être plus légère et recouverte d'une feuille métallique dorée. Selon la tradition, la croix fut donnée au monastère de San Salvatore et Santa Giulia par le roi lombard Didier qui, avec sa femme Ansa, l’avait aussi fondé entre 753 et 760.
Il s’agit d’une des plus grandes croix avec gemmes arrivées jusqu'à nous, elle en comprend plus de deux cent onze serties sur les quatre bras. Cas unique parmi les croix célèbres, elle présente le plus grand nombre de gemmes anciennes réutilisées, une cinquantaine environ, dont beaucoup provenant d’objets d’ornement précédents.

Les "Femmes qui travaillent " de Giacomo Ceruti, dit le Pitocchetto

jeu, 13/02/2014 - 09:24 -- Laura
Brescia, "Femmes qui travaillent " de Ceruti

Ce grand tableau fait partie d’une série de quatorze toiles qui fut dévoilée pour la première fois en 1931 : à cette époque, ces toiles appartenaient à la collection de Bernardo Salvadego et se trouvaient dans le château Martinengo à Padernello, dans la province de Brescia. Par la suite, elles furent dispersées et maintenant elles sont divisées en plusieurs collections privées, outre le musée Lechi de Montichiari et la pinacothèque Tosio Martinengo. L’individuation de cet exceptionnel groupe de tableaux amena à la véritable découverte de leur auteur, le peintre milanais Giacomo Ceruti, qui aujourd’hui est considéré comme l’un des artistes majeurs du XVIIIe siècle lombard.
Les toiles, connues sous le nom de “cycle de Padernello”, devaient décorer à l’origine plus d’un palais de la noblesse de Brescia et furent assemblées en un seul ensemble pendant le XIXe siècle. Elles reproduisent des personnes d’humble condition, occupées à des activités quotidiennes. Les toiles pourraient donc être rattribuées à la tradition de la peinture de genre, dans laquelle des scènes de vie populaire sont souvent représentées : ce type de peinture jouissait de grande fortune dans les demeures aristocratiques de l’époque, surtout pour le ton léger et allusif. Toutefois, les tableaux que Ceruti consacra à ces sujets (tous concentrés dans les années de son séjour à Brescia, entre 1724 et 1735) se caractérisent par une intonation totalement différente.

La Nativité de Romanino

mer, 12/02/2014 - 15:05 -- Laura
Brescia, La Nativité de Romanino

Vers 1545, à la soixantaine, le peintre de Brescia Girolamo Romanino peignit cette Nativité. Cette grande toile décorait une chapelle latérale de l’église de San Giuseppe à Brescia, qui était intitulée à l’Immaculée Conception. Cette thématique spécifique influa profondément sur la composition du tableau, au point qu’elle détermina la plupart des choix faits par le peintre.

La Victoire ailée

mer, 12/02/2014 - 14:58 -- Laura
Brescia, la Victoire ailée

Il s’agit d’une figure de femme, légèrement tournée vers la gauche, vêtue d'une tunique qui s’arrête sur les épaules (chiton) et d’un manteau (himation) qui s'enroule autour des jambes.
Elle est fabriquée moyennant la technique de la cire perdue indirecte et elle se compose d'au moins trente pièces moulées individuellement et puis soudées les unes aux autres. Comme pour les portraits, le finissage a été effectué à l’aide d’instruments pointus qui en définissent les détails avec précision. On a ensuite ajouté une damasquinure en argent et en cuivre qui en entoure la chevelure.
Elle fut probablement produite entre l’an 25 et 50 de notre ère par une fonderie d’art hautement qualifiée du nord de l’Italie.
La position de la figure, une jambe légèrement soulevée et les bras en avant, s’explique par la présence à l'origine de certaines caractéristiques qui permettaient d'en identifier le sujet. Le pied devait en fait s’appuyer sur le casque de Mars, le dieu de la guerre, et le bras gauche devait tenir un bouclier, également soutenu par la jambe pliée, sur lequel avaient été gravés, avec la main droite, le nom et les res gestae du vainqueur (la déesse romaine de la Victoire était effectivement représentée avec ces caractéristiques).

Le Palazzo Salvadego

mar, 16/07/2013 - 10:24 -- Laura
Palazzo Salvadego

En prenant rue Dante Alighieri, une ancienne rue riche en maisons luxueuses qui ont été malheureusement endommagées par les bombardements de la dernière guerre, on trouve au n° 17 le palais Martinengo de Padernello actuellement nommé Palazzo Salvadego, la plus grandiose résidence privée de Brescia dont la construction a tellement duré qu’on la dénomma « palais de l'usine ».

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