Comune di Brescia tourism website: useful information about what to see and where to go.

  • English
  • Français
  • Deutsch
  • Español
  • Italiano

Tags : museo di Santa Giulia

Brescia, Madonna con il Bambino e san Giovannino (Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste)

Ce précieux petit tableau faisait partie de la collection du comte Paolo Tosio. En 1844, à la suite d’un legs, l’œuvre passe à la mairie de Brescia et constitue aujourd’hui le noyau de la pinacothèque Tosio Martinengo. La collection Tosio - que le distingué propriétaire avait aménagée à l’intérieur de son hôtel particulier, demandant à Rodolfo Vantini de préparer quelques salles spécialement dédiées à l’exposition des œuvres de la plus grande valeur -, était constituée principalement de peintures, accompagnées de sculptures, de gravures et de dessins. Les goûts du comte lui firent préférer les œuvres des artistes néoclassiques (parmi les contemporains) et celles de peintres qui dans le passé avaient incarné les mêmes idéaux de beauté et d’harmonie. C’est au comte Tosio que l’on doit l’achat de deux tableaux de Raphaël, qui figurent parmi les principaux chefs-d’œuvre de la pinacothèque, ainsi que de cette peinture de la Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste, qui au XIXe siècle était l’un des tableaux les plus admirés de la collection. 

Brescia, "Sainte Julie crucifiée", Carlo et Giovanni (?) Carra

Les sources du XVIIe siècle – les guides de Bernardino Faino (1630-1669) et de Francesco Paglia (1660-1701) -, rappellent avec grande admiration la Santa Giulia in croce (sainte Julie en croix) dans la nouvelle église des sœurs bénédictines ; ils évoquent aussi les auteurs, en les identifiant avec Giovanni et Carlo Carra, fils d’Antonio, titulaire de l’atelier le plus important du panorama de la sculpture du XVIIe siècle en ville et en province : c’est justement aux Carra de prendre en charge l’exécution de l’Arca dei santi Faustino e Giovita (l’arche des saints Faustin et Jovite) dans l’église homonyme de Brescia (1618-1626). À la mort du père Antonio (1632), Giovanni et Carlo – le troisième frère Stefano entreprendra une activité florissante d’architecte – perpétuent la tradition de l’atelier paternel et travaillent dans une sorte de symbiose. La seule exception importante est représentée par l’œuvre que Giovanni signe orgueilleusement : l’Altare di San Benedetto (l’autel de saint Benoît) auprès de l’église dédiée aux saints Faustin et Jovite (1645-1648).

Bien que Santa Giulia du musée de la ville sorte aussi de cet atelier – avant 1630, année dans laquelle est citée dans le texte de Faino – la souplesse du travail du marbre, la finesse de l’expression et la délicate modulation des plans lumineux trahissent une main tout à fait différente par rapport au San Benedetto signé par Giovanni : dans ce dernier, les traits et l’ébauchage sont bien plus marqués, le drapage apparaît très schématique, tout en restant fascinant. Il ne s’agit que d’une hypothèse, suivant laquelle une grande partie de son exécution revient à Carlo, qui joua de manière autonome un rôle extrêmement important en tant que « inzegnero soprastante alla fabrica » (ingénieur responsable de la construction) du Duomo Nuovo (la nouvelle cathédrale), entre 1621 et 1659 ; en plus, Carlo est le signataire de la plupart des contrats survécus, ce qui nous fait imaginer que c’était justement lui le coordonnateur des travaux au sein de l’atelier de famille.

Brescia, Croce di Desiderio

La croix de Didier de Lombardie est une croix de procession - une croix qui était hissée sur un manche et portée à la main ou sur des chars lors des processions - construite en bois pour être plus légère et recouverte d'une feuille métallique dorée. Selon la tradition, la croix fut donnée au monastère de San Salvatore et Santa Giulia par le roi lombard Didier qui, avec sa femme Ansa, l’avait aussi fondé entre 753 et 760.
Il s’agit d’une des plus grandes croix avec gemmes arrivées jusqu'à nous, elle en comprend plus de deux cent onze serties sur les quatre bras. Cas unique parmi les croix célèbres, elle présente le plus grand nombre de gemmes anciennes réutilisées, une cinquantaine environ, dont beaucoup provenant d’objets d’ornement précédents.

Subscribe to Tags